Alors que l’industrie aérienne vit les pires moments de son histoire, Airbus suggère une solution pour générer des économies.

On le sait, l’industrie de l’aviation est l’une des plus touchées par la pandémie. L’occasion est belle pour elle de se renouveler en cherchant de nouvelles solutions pour assurer sa pérennité.

C’est dans cette optique que le constructeur d’avions Airbus soumet une idée vieille comme le monde, mais inutilisée, qui pourrait permettre aux compagnies aériennes de faire des économies de carburant. L’avionneur propose à ses clients d’imiter les oiseaux migrateurs et de voler en formation pour économiser leur énergie.

Airbus appelle son concept «Fello’fly». En utilisant le courant d’air ascendant produit par l’avion se trouvant à l’avant de la formation, les avions le suivant bénéficient de turbulences qui frappent leurs ailes les poussant vers le haut, favorisant ainsi leur portance.

Dès 2016. Airbus a mené ses premiers tests de concept à l’aide d’une flotte d’avions A380 et de A350-900. Le concept «Fello’fly» a permis de constater des économies de 5 à 10% de la consommation de carburant. Il en résulte aussi une réduction significative des émissions polluantes.

La crise du coronavirus a ramené l’idée dans l’actualité, alors que toutes les solutions sont envisagées pour diminuer les coûts d’exploitation des compagnies aériennes.

En mars dernier, Airbus a poussé plus loin son idée. Elle a donc réfléchi à la faisabilité de son concept «Fello’flly» lors d’une simulation réelle réalisée à l’aide de deux A350s. Cette fois, elle a intégré des contrôleurs aériens et des services de navigations français, anglais et européens.

Pour mieux comprendre son idée, Airbus a publié dans les derniers jours sur Twitter une vidéo explicative.

Même si l’idée n’est encore qu’en phase de tests, elle est intéressante. Dans un futur plus ou moins rapproché, nous pourrions apercevoir dans le ciel de gros «oiseaux» à réaction voler en formation.